MaLdOrOr Magnus Rector


  Age : 17 Inscrit le : 19 Juin 2006 Messages : 51 Localisation : Dans mon beffroi solaire
| Sujet: Les plus belles chansons révolutionnaires Mer 14 Fév - 18:01 | |
| L'internationale
Debout les damnés de la terre Debout les forçats de la faim La raison tonne en son cratère C’est l’éruption de la fin Du passé, faisons table rase Foule esclave debout debout Le monde va changer de base Nous ne sommes rien soyons tout
C’est la lutte finale Groupons-nous et demain L’internationale Sera le genre humain
Il n’est pas de sauveurs suprêmes Ni Dieu ni César ni tribun Producteurs sauvons-nous nous-mêmes! Décrétons le salut commun Pour que le voleur rende gorge Pour tirer l’esprit du cachot Soufflons nous-mêmes notre forge Battons le fer quand il est chaud
Ouvriers paysans, nous sommes Le grand Parti des travailleurs La terre n’appartient qu’aux hommes L’oisif ira loger ailleurs Combien de nos chairs se repaissent Mais si les corbeaux les vautours Un de ces matins disparaissent Le soleil brillera toujours
Les partisans
Par le froid et la famine Dans les villes et dans les champs A l’appel du grand Lénine Se levaient les partisans.
Pour reprendre le rivage Le dernier rempart des blancs Par les monts et par les plaines S’avançaient les partisans.
Notre paix, c’est leur conquête Car en mil neuf cent dix-sept Sous les neig’s et les tempêtes Ils sauvèrent les Soviets.
Ecrasant les armées blanches Et chassant les atamans Ils finirent leur campagne Sur les bords de l’Océan.
Die Moorsoldaten
Wohin auch das Auge blicket, Moor und Heide nur ringsum, Vogelsang uns nicht erquicket, Eichen stehen Kahl und Krumm.
Wir sind die Moorsoldaten Und ziehen mit dem Spaten ins Moor
Hier in dieser öden Heide Ist das Lager aufgebaut. Wo wir fern von jeder Freude Hinter Stacheldraht verstaut.
Morgens ziehen die Kolonnen Durch das Moor zur Arbeit hin. Graben bei dem Brand der Sonnen, Doch zur Heimat steht der Sinn.
Auf und nieder gehn die Posten, Keiner, keiner kann hindurch. Flucht wird nur das Leben kosten ! Vierfach ist umzäunt die Burg.
Doch für uns gibt es kein Klagen, Ewig kann’s nicht Winter sein. Einmal werden froh wir sagen : Heimat, du bist wieder mein !
Dann ziehn die Moorsoldaten Nicht mehr mit dem Spaten ins Moor _________________ NeVeRmOrE |
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JulienPetipas Apostola Stulta


  Age : 20 Inscrit le : 20 Jan 2007 Messages : 18 Localisation : Le maquis!
| Sujet: Re: Les plus belles chansons révolutionnaires Jeu 1 Mar - 8:54 | |
| wé ben il faudrait des chants de resistants aussi genre le chant des partisans, bella ciao.... pis bon Hasta siempre (commandante che guevarra) elle est pas mal non plus ^^ _________________ Marx, et ça repart! |
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MaLdOrOr Magnus Rector


  Age : 17 Inscrit le : 19 Juin 2006 Messages : 51 Localisation : Dans mon beffroi solaire
| Sujet: Re: Les plus belles chansons révolutionnaires Dim 4 Mar - 18:03 | |
| Quelques incontournables variés et parfois... improbables :
Another Brick in the Wall, Pink Floyd
Daddy's flown across the ocean Leaving just a memory A snapshot in the family album Daddy what else did you leave for me Daddy what d'ya leave behind for me All in all it was just a brick in the wall All in all it was just bricks in the wall
We don't need no education We don't need no thought control No dark sarcasm in the classroom Teacher leave them kids alone Hey teacher, leave the kids alone
All in all it's just another brick in the wall All in all you're just another brick in the wall
We don't need no education We don't need no thought control No dark sarcasm in the classroom Teacher leave the kids alone Hey teacher leave us kids alone
All in all you're just another brick in the wall All in all you're just another brick in the wall
I don't need no walls around me And I don't need no drugs to calm me I have seen the writing on the wall Don't think I need any thing at all No, don't think I need anything at all All in all it was all just the bricks in the wall All in all you were all just bricks in the wall
Back in the USSR, The Beatles
Flew in from Miami Beach BOAC Didn't get to bed last night Oh, the way the paper bag was on my knee Man, I had a dreadful flight I'm back in the USSR You don't know how lucky you are, boy Back in the USSR, yeah
Been away so long I hardly knew the place Gee, it's good to be back home Leave it till tomorrow to unpack my case Honey disconnect the phone I'm back in the USSR You don't know how lucky you are, boy Back in the US Back in the US Back in the USSR
Well the Ukraine girls really knock me out They leave the west behind And Moscow girls make me sing and shout They Georgia's always on my my my my my my my my my mind Oh, come on Hu Hey Hu, hey, ah, yeah yeah, yeah, yeah I'm back in the USSR You don't know how lucky you are, boys Back in the USSR
Well the Ukraine girls really knock me out They leave the west behind And Moscow girls make me sing and shout They Georgia's always on my my my my my my my my my mind
Oh, show me round your snow peaked mountain way down south Take me to you daddy's farm Let me hear you balalaika's ringing out Come and keep your comrade warm I'm back in the USSR Hey, You don't know how lucky you are, boy Back in the USSR Oh, let me tell you honey
Les Tsars, Indochine
Dans une maison close on les retrouve chacun dans leur chambre comme des fauves. Un secrétaire d'état, une eurasienne, les cosaques attaquent Natacha ! Le vice-consul préfère les coups de fouet une bûddha affaire qui va éclater mais qui a fait tuer Léon Trotsky? Les yankees s'amusent à Varsovie elle en veut aux tzars...
Et 1 et 3 et 4 au placard ! Un 5 à 7 en haleine pour mémoire ! ouh ! wah ! ouh ! wah ! ouh ! wah ! oh la la ! et che et che et che guevara ! "et caetera"
Les tyrans et leurs femmes ne sortent plus sans un garde du corps qui témoigne les tzars ont l'habitude des marées noires et la solitude d'un guépard Louis la Voyelle préfère les bottes en cuir ça lui rappelle quelquefois son empire ; et aussi l'ambassadeur du Japon et ses mauvaises fréquentations. La Révolution !
Et 1 et 3 et 4 au placard ! Un 5 à 7 en haleine pour mémoire ! mais qu'ils nous foutent la paix ! mais qu'ils nous foutent la paix pour toujours ! pour toujours !
Le vice-consul préfère les coups de fouet une bûddha affaire qui va éclater bande à part ils ont fait des pays maudits où même les chats ne sont plus polis ils ont tous la peur d'une révolution ou d'un camp de rééducation Une révolution ! des révolutions !
Une étoile rouge apparaît dans le train c'est la chinoise qui sourit pour mémoire, elle a pris les armes face à son déclin elle en veut aux tzars !
Et 1 et 3 et 4 au placard ! Un 5 à 7 en haleine pour mémoire ! ouh ! wah ! ouh ! wah ! ouh ! wah ! oh la la ! et che et che et che guevara ! mais qu'ils nous foutent la paix ! mais qu'ils nous foutent la paix pour toujours ! et bons baisers de partout ! et bons baisers de partout ! de partout ! de partout !
Le déserteur, Boris Vian
Monsieur le Président Je vous fais une lettre Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps Je viens de recevoir Mes papiers militaires Pour partir à la guerre Avant mercredi soir Monsieur le Président Je ne veux pas la faire Je ne suis pas sur terre Pour tuer des pauvres gens C'est pas pour vous fâcher Il faut que je vous dise Ma décision est prise Je m'en vais déserter
Depuis que je suis né J'ai vu mourir mon père J'ai vu partir mes frères Et pleurer mes enfants Ma mère a tant souffert Qu'elle est dedans sa tombe Et se moque des bombes Et se moque des vers Quand j'étais prisonnier On m'a violé ma femme On m'a volé mon âme Et tout mon cher passé Demain de bon matin Je fermerai ma porte Au nez des années mortes J'irai par les chemins
Je mendierai ma vie Sur les routes de France De Bretagne en Provence Et je dirai aux gens "Refusez d'obéir Refusez de la faire N'allez pas à la guerre Refusez de partir" S'il faut verser le sang Allez verser le vôtre Vous êtes bon apôtre Monsieur le Président
Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je n'aurai pas d'armes Et qu'ils pourront tirer
Sans la nommer, Georges Moustaki
Je voudrais, sans la nommer, Vous parler d'elle Comme d'une bien-aimée, D'une infidèle, Une fille bien vivante Qui se réveille A des lendemains qui chantent Sous le soleil.
C'est elle que l'on matraque, Que l'on poursuit que l'on traque. C'est elle qui se soulève, Qui souffre et se met en grève. C'est elle qu'on emprisonne, Qu'on trahit qu'on abandonne, Qui nous donne envie de vivre, Qui donne envie de la suivre Jusqu'au bout, jusqu'au bout.
Je voudrais, sans la nommer, Lui rendre hommage, Jolie fleur du mois de mai Ou fruit sauvage, Une plante bien plantée Sur ses deux jambes Et qui traîne en liberté Ou bon lui semble.
C'est elle que l'on matraque, Que l'on poursuit que l'on traque. C'est elle qui se soulève, Qui souffre et se met en grève. C'est elle qu'on emprisonne, Qu'on trahit qu'on abandonne, Qui nous donne envie de vivre, Qui donne envie de la suivre Jusqu'au bout, jusqu'au bout.
Je voudrais, sans la nommer, Vous parler d'elle. Bien-aimée ou mal aimée, Elle est fidèle Et si vous voulez Que je vous la présente, On l'appelle Révolution permanente.
C'est elle que l'on matraque, Que l'on poursuit que l'on traque. C'est elle qui se soulève, Qui souffre et se met en grève. C'est elle qu'on emprisonne, Qu'on trahit qu'on abandonne, Qui nous donne envie de vivre, Qui donne envie de la suivre Jusqu'au bout, jusqu'au bout.
C'est elle que l'on matraque, Que l'on poursuit que l'on traque. C'est elle qui se soulève, Qui souffre et se met en grève. C'est elle qu'on emprisonne, Qu'on trahit qu'on abandonne, Qui nous donne envie de vivre, Qui donne envie de la suivre Jusqu'au bout, jusqu'au bout. Jusqu'au bout, jusqu'au bout. Jusqu'au bout, jusqu'au bout.
Camarade, Jean Ferrat
C'est un joli nom Camarade C'est un joli nom tu sais Qui marie cerise et grenade Aux cent fleurs du mois de mai Pendant des années Camarade Pendant des années tu sais Avec ton seul nom comme aubade Les lèvres s'épanouissaient Camarade Camarade
C'est un nom terrible Camarade C'est un nom terrible à dire Quand, le temps d'une mascarade Il ne fait plus que frémir Que venez-vous faire Camarade Que venez-vous faire ici Ce fut à cinq heures dans Prague Que le mois d'août s'obscurcit Camarade Camarade
C'est un joli nom Camarade C'est un joli nom tu sais Dans mon cœur battant la chamade Pour qu'il revive à jamais Se marient cerise et grenade Aux cent fleurs du mois de mai
Les Anarchistes, Léo Ferré
Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent La plupart Espagnols allez savoir pourquoi Faut croire qu'en Espagne on ne les comprend pas Les anarchistes
Ils ont tout ramassé Des beignes et des pavés Ils ont gueulé si fort Qu'ils peuv'nt gueuler encore Ils ont le cœur devant Et leurs rêves au mitan Et puis l'âme toute rongée Par des foutues idées
Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent La plupart fils de rien ou bien fils de si peu Qu'on ne les voit jamais que lorsqu'on a peur d'eux Les anarchistes
Ils sont morts cent dix fois Pour que dalle et pour quoi ? Avec l'amour au poing Sur la table ou sur rien Avec l'air entêté Qui fait le sang versé Ils ont frappé si fort Qu'ils peuvent frapper encor
Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent Et s'il faut commencer par les coups d'pied au cul Faudrait pas oublier qu'ça descend dans la rue Les anarchistes
Ils ont un drapeau noir En berne sur l'Espoir Et la mélancolie Pour traîner dans la vie Des couteaux pour trancher Le pain de l'Amitié Et des armes rouillées Pour ne pas oublier
Qu'y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent Et qu'ils se tiennent bien le bras dessus bras dessous Joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout Les anarchistes _________________ NeVeRmOrE |
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